
Bienvenue sur le blog de David Maerten
Plongez dans l'univers fascinant de l'hypnose et du bien-être avec David Maerten, votre coach dédié à Béziers, en Occitanie. Ce blog est votre guide pour une vie plus sereine et épanouie. Ici, je partage des articles inspirants et éducatifs pour vous aider à comprendre comment l'hypnose peut transformer votre quotidien, gérer vos émotions et atteindre vos objectifs personnels. Je veux que chaque lecture vous informe, vous motive et vous rend capable d'agir pour votre mieux-être.
Un peu d'histoire...
-17500 ans
Nous sommes en Dordogne, un chaman a placé sur son visage un masque représentant un oiseau et il utilise son bâton chamanique pour capter les forces des dieux de la Terre et du Ciel.
Il ouvre le ventre d'un bisou et place les intestins sur un lit d'herbes sèches. Ensuite, il pratique un rituel qui lui permet d'activer la transe chamanique chez un malade. Pure invention ? Non.
Tout cela est représenté sur une gravure rupestre de la grotte de Lascaux.
Le fluide universel de Franz Anton Mesmer
Au XVIIIe siècle : Il est généralement admis que l’histoire de l’hypnose commence avec le médecin allemand Franz Anton Mesmer(1734-1815) et le magnétisme animal, terme qu’il commence à utiliser à partir de 1773.
L’hypnose est pratiquée en France dans les années 1800, mais elle est condamnée par l’Académie française de médecine, de sorte que les médecins français voulant l’appliquer s’expatrient au Royaume-Uni.
C’est le Britannique James Braid qui trouvera comment appeler cet état surprenant, du nom de Hypnos, le dieu grec qui panse les plaies du corps et de l’esprit durant le sommeil.
L’anesthésie hypnotique sera utilisée à partir de 1845, mais, quelques années plus tard, le premier anesthésique chimique fait son apparition: le protoxyde d’azote (ou gaz hilarant).
Au milieu du XIXe siècle, le magnétisme est toujours interdit en France, mais l’hypnose, nouvelle technique venue de Grande-Bretagne est autorisée et, à partir des années 1850, de nombreux praticiens vont l’utiliser.
En cette fin de XIXe siècle, nous retrouvons Charcot, qui règne en maître à la Salpêtrière. Un de ses internes, Paul Richer, invite son patron au spectacle que donne un hypnotiseur dans un théâtre de la place Clichy. Charcot comprend que cette technique pourrait l’aider à élucider le fonctionnement neurologique et psychologique des hystériques qu’il suit dans son service.
Il demande à Donato, l’hypnotiseur de théâtre, de venir former ses internes à cette technique. C’est le début de l’école de grand hypnotisme de la Salpêtrière.
Le médecin Hippolyte Bernheim, neuropsychiatre réputé, s’est formé à l’hypnose en suivant les principes édictés par l’Écossais Braid et il prône une hypnose différente de celle pratiquée à la Salpêtrière.
Associé au médecin Ambroise Liébeault, il fonde l’École de petit hypnotisme de Nancy. Pour lui, les inductions hypnotiques pratiquées à la Salpêtrière, dérivées du music-hall, sont fantaisistes. Bernheim pratique une hypnose uniquement fondée sur l’utilisation des suggestions verbales. Il affirme que l’hypnose est applicable à tous les patients, à l’exception des
patients hystériques. La querelle est lancée, puisque cette affirmation va à l’encontre des conceptions de Charcot. Dès lors, les deux écoles sont en guerre ouverte.
Le neurologue parisien décrète que l’hypnose n’est utile que pour traiter les hystériques, ce qui aura des effets négatifs pour la pratique de l’hypnose en France. Et ces effets délétères ont perduré : dans le manuel de psychiatrie d’Henri Ey, référence des psychiatres depuis 50 ans, et qui a été réédité en 2010, on retrouve encore ce principe édicté par Charcot. Ce dogme a influencé la psychiatrie française pendant plusieurs décennies et l’a éloignée de l’hypnose, qu’il s’agisse de sa pratique ou de son étude scientifique et médicale. Charcot qui a été, nous l’avons évoqué, un personnage essentiel à l’avènement de l’École française de neurologie et de celle de la Salpêtrière, a contribué à exclure l’hypnose du champ de la pratique médicale et de la recherche.
Charcot meurt le 16 août 1893. Ses élèves se détournent de l’étude de l’hypnose et un seul d’entre eux continuera à explorer ce domaine, Pierre Janet. En 1889, il publie L’automatisme psychologique, un ouvrage qui est encore lu et apprécié aujourd’hui.
L’hypnose pratiquée aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle de Charcot. En revanche, elle utilise les idées novatrices de Bernheim et de Janet, qui ont été appliquées... à l’étranger. Deux pays ont étudié et fait des recherches sur le phénomène hypnotique : la Russie et les États-Unis.
Russie
Vladimir Bekhterev découvre une hypnose nouvelle en lien avec la connaissance de la transe chamanique qu’il avait acquise dans son pays. Il devient un des plus grands médecins du XXe siècle. Il développe l’hypnose en Russie et réalise un travail de recherche important, mais qui passe inaperçu en Occident, à cause du rideau de fer.
Etats-Unis
En 1933, aux États-Unis, le médecin Clark Leonard Hull publie un ouvrage, où il décrit une application clinique de l’hypnose : le traitement de la douleur. Il en montre aussi l’efficacité en anesthésie. Il souligne que son travail est dans la continuité des recherches de Bernheim. Un de ses élèves, Milton Erickson, introduit le concept de suggestions non directives et prône l’utilisation des métaphores pour résoudre les problèmes présentés par le patient : au lieu d’aborder directement le problème auquel est confronté le patient, il utilise des métaphores qui permettent au sujet de changer de point de vue, premier pas vers une nouvelle façon de surmonter son trouble. Erickson montre aussi l’importance de la pratique de l’autohypnose.
France
Au début des années 2000, Pierre Coriat, chef du Service d’anesthésie de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, ouvre le premier diplôme d’hypnose médicale. Patrick Hardy, chef du service de psychiatrie de l’Hôpital de Bicêtre, crée un diplôme universitaire d’hypnose médicale ouvert aux médecins et aux psychologues. Aujourd’hui, il existe huit diplômes universitaires d’hypnose en France qui s’adressent aux médecins et aux psychologues cliniciens. Cela représente environ 250 nouveaux médecins formés chaque année à cette technique. La France rattrape progressivement son retard en matière de pratique de l’hypnose et de recherches sur ce phénomène encore mal connu. La chape de plomb posée sur cette pratique par Charcot a commencé à être soulevée.